Il était une fois… une femme.
Une femme dévouée à son travail. Elle guidait ses équipes avec engagement, portée par le sens de sa mission et la recherche de la performance.
Pourtant, une transformation profonde était en marche. Une organisation, des valeurs, une manière de travailler allaient laisser place à une autre.
Intuitive et tournée vers l’avenir, elle savait déjà, au fond d’elle-même, qu’elle ne voulait pas de ce futur.
Elle l’a toujours su.
Mais son mental repoussait cette évidence.
Que faire ? Comment partir ? Était-ce seulement raisonnable ? Les peurs s’installent. Elles brouillent les repères, freinent la décision et finissent parfois par étouffer ce que notre intuition nous souffle depuis longtemps.
Son appartenance à l’établissement, son attachement à ses collaborateurs, la loyauté envers sa hiérarchie… tout cela pesait plus lourd que cette petite voix intérieure.
Alors…
Le corps a dû prendre le contrôle.
Les signaux avant l’arrêt
Les signaux se sont succédé sans qu’elle les relie à ce qui se jouait au plus profond d’elle-même.
Son corps parlait.
Mais elle ne l’écoutait pas.
Un jour de janvier, ses yeux se sont fermés devant son écran d’ordinateur. Elle ne pouvait plus travailler. Elle est rentrée chez elle, sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait.
Pourtant, les avertissements étaient déjà là.
Depuis plusieurs semaines, une sécheresse oculaire l’obligeait à cligner des yeux sans arrêt. La fatigue marquait son visage. Quelques gouttes prescrites suffiraient bien… pensait-elle.
Alors elle continuait.
Parce qu’il fallait avancer.
Le burn-out comme message du corps
Aujourd’hui, je peux le dire.
Le burn-out n’est pas seulement un épuisement.
C’est souvent le moment où ce que nous vivons n’est plus en accord avec ce que nous sommes profondément.
Lorsque le conscient et le mental ne parviennent plus à prendre une décision, le corps prend parfois le relais.
Il commence doucement.
Il murmure.
Puis, si nous restons sourds à ses messages, il élève la voix.
En Programmation Neuro-Linguistique, un des présupposés qui m’accompagne est que l’inconscient est toujours bienveillant.
Cette idée a profondément changé mon regard.
Et si ces symptômes n’étaient pas seulement des obstacles ?
Et s’ils étaient aussi une forme de protection ?
Le cadeau de la vie est parfois mal emballé.
Le corps ne nous trahit pas.
Il tente de nous ramener vers nous-mêmes.
Transition professionnelle, renaissance intérieure
Avec le recul, je crois que beaucoup de transitions de vie passent par une transition professionnelle.
Lorsqu’un travail n’est plus aligné avec nos valeurs, notre rythme ou notre identité profonde, il est parfois nécessaire d’accepter qu’un chemin puisse s’achever pour qu’un autre puisse commencer.
Je me demande souvent si nos organisations ne gagneraient pas à mieux accompagner ces périodes de transition.
Non pas pour éviter toute souffrance — elle fait parfois partie du chemin — mais pour permettre à chacun de changer de direction sans vivre cela comme un échec.
Nous avons encore du mal à considérer qu’une perte de sens puisse être le début d’une renaissance.
Pourtant, c’est souvent dans ces moments de bascule que naissent la créativité, l’audace et l’envie d’inventer une autre manière de vivre.
Une renaissance à soi-même
Après plusieurs mois…
Puis plusieurs années…
L’énergie revient.
La confiance renaît.
Le regard change.
Cette femme a accepté de demander de l’aide. Elle a appris à s’entourer, à ralentir, à écouter autrement.
Pas à pas, un nouveau chemin s’est ouvert.
Non pas un retour en arrière.
Une renaissance.
Une renaissance à elle-même.
Et vous ?
Et vous…
Quels sont les signaux que votre corps vous envoie aujourd’hui ?
Les écoutez-vous ?
Ou attendez-vous qu’il soit obligé, lui aussi, de prendre le contrôle ?
J'aime éclairer le chemin pour que chacune retrouve sa propre lumière.
Nadine Boucher – Éclairage
Quand vous ne pouvez plus porter le monde, apprenez à vous porter vous-même.
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