Peut-être ni totalement l’un ni totalement l’autre… Et si mettre de la lumière dans le monde commençait par notre pouvoir d’agir ?
Qu’est-ce qui, dans une époque parfois anxiogène, nous fait choisir malgré tout la voie du cœur, de la confiance, de la coopération plutôt que celle de la peur ?
Comment trouver notre espace de liberté dans un cadre imposé, une vie bien rangée, un travail contraignant, des déplacements quotidiens fatigants ?
Quel est mon choix dans cette réalité, me direz-vous ?
« Cela s’impose à moi. »
« Je n’y peux rien. »
Pourtant, une autre voie existe.
L’humanité conserve ce pouvoir d’agir, cette présence imprévisible de l’Être…
Alors, la lumière serait-elle aussi mon choix en tant qu’humain ? Participerait-elle d’un mouvement intérieur, telle une intention ?
Je vous explique.
Trouver notre espace de liberté dans le cadre
Nous ne choisissons pas toujours le cadre : l’organisation, les événements, ce qui nous arrive, les contraintes, parfois même les épreuves.
Mais à l’intérieur de ce cadre subsiste un espace qui nous appartient. C’est notre façon de regarder, de choisir, de répondre, de ressentir même, et de nous positionner pour agir. Notre façon d’être au monde. Notre pouvoir d’agir.
Je vous parle de décider en conscience d’aller mieux face aux inconforts subis, intentionnels ou non.
Car « la carte n’est pas le territoire », selon l’un des présupposés de la Programmation Neurolinguistique. Notre cadre de référence nous est très personnel. Et notre liberté s’arrête là où commence celle de l’autre.
Pratiquer davantage la gentillesse, le respect, voire une posture d’amour inconditionnel, ne signifie donc pas tout accepter.
On peut aimer et dire non. Pardonner et ne pas revenir. Comprendre et poser une limite.
La Programmation Neurolinguistique introduit également la notion d’intention positive derrière un comportement : l’idée qu’un comportement peut répondre, pour celui qui l’adopte, à une intention positive dans son propre cadre de référence.
Cela ne signifie évidemment pas que ce comportement soit juste, acceptable ou positif pour les autres. La PNL distingue ainsi le comportement observable de l’intention qui l’est beaucoup moins.
Si je choisis d’utiliser ce présupposé, je peux parfois changer mon regard et ma perception sur les faits. C’est un appui intéressant pour m’aider à ouvrir en moi la porte de la tolérance, un peu plus chaque jour ou lorsque je rencontre des situations nouvelles.
Être dans la lumière sans nier ce qui est sombre
J’adore sortir du cadre, mais pour sortir du cadre, il faut l’avoir.
C’est là que se trouve notre libre arbitre : un espace de créativité dans lequel nous pouvons exercer notre pouvoir d’agir, même au sein d’un environnement contraignant, sombre peut-être, ou pour le moins peu engageant ou souriant.
Concrètement, la lumière serait pour moi comme une rencontre entre ce qui nous traverse et ce que nous décidons d’en faire.
Au fil de nos apprentissages, de la petite enfance à l’adolescence puis à la vie adulte, nous sommes confrontés à une multitude de situations : stressantes, dérangeantes, impactantes, joyeuses, tristes ou parfois très difficiles.
Nos vies traversent des espaces multidimensionnels d’euphorie, de tranquillité, de furie, d’intempéries intérieures folles. Chacun les vit à sa façon. Comme il peut, souvent.
Et si la lumière, l’éclairage, était l’une des clés permettant de traverser ces moments en apprenant à mieux piloter au milieu des turbulences ?
Comme un commandant de bord dans son avion : il ne décide ni du vent ni de l’orage. Mais il peut agir sur la manière dont il traverse la zone de turbulence.
Et notre corps dans tout cela ?
Ah oui ! Nous l’avions presque oublié, ce corps, tellement nos propos sont mentalisés.
Qui agit sur mes pensées, mes émotions, mes croyances, mes comportements ? Qui gère ?
Moi ou mes croyances limitantes ? Moi ou mes émotions exacerbées ? Mon cerveau, ma conscience, mon cœur, mon âme ?
Et finalement, qui décide ?
Qui décide de dire bonjour à quelqu’un que personne ne regarde ? De refuser une injustice. De dire non sans détruire l’autre. De pardonner sans nécessairement renouer. D’encourager. De transmettre. De reconnaître une erreur. D’aider. D’écouter. De créer. De modifier une situation professionnelle plutôt que de la subir éternellement…
Peut-être est-il là, finalement, notre espace de liberté.
Le cadre, la liberté, la résilience… et la lumière
Le cadre, c’est ce que la vie, la société, l’organisation ou les événements nous imposent.
L’espace de liberté, c’est la prise de conscience de notre pouvoir d’agir. La possibilité de sortir du cadre, c’est l’intention de créativité, de changement, voire de transformation que nous pouvons traduire dans nos comportements.
La résilience, c’est l’ouverture, l’autorisation d’une reconstruction personnelle lorsque le cadre a été fracassé par l’épreuve.
Le pardon, c’est éventuellement retrouver une liberté intérieure face à quelque chose que nous ne pouvons plus changer. Il peut être un chemin possible vers cette liberté intérieure, pas une obligation morale pour être « dans la lumière ».
Les valeurs et les croyances sont des piliers qui orientent la manière dont nous utilisons cet espace de liberté.
Et finalement, la lumière, c’est ce que nous choisissons de faire de cet espace.
Mon tout, c’est moi
C’est presque une charade, vous savez, celles qu’on trouve dans les Carambars ou les Malabars d’antan.
Mon tout, c’est moi.
Chaque intention, chaque pensée, chaque mouvement, chaque émotion m’impacte, moi, avant tout. Et lorsque je change quelque chose dans ma manière d’être, de regarder ou d’agir, je peux aussi modifier quelque chose dans mes relations et dans les systèmes auxquels j’appartiens.
C’est l’une des idées fortes de l’approche systémique : lorsqu’un élément du système bouge, les interactions peuvent, elles aussi, se modifier.
Alors peut-être que mettre davantage de lumière dans le monde ne commence pas par vouloir changer le monde entier. Peut-être cela commence-t-il dans cet espace, parfois minuscule, qui reste entre ce qui m’arrive et ce que je décide d’en faire.
Je ne sais pas si la lumière descend sur Terre.
Je sais en revanche ce que je peux choisir d’en faire lorsqu’elle passe par moi.
Le monde sera aimant ou ne sera pas.
Les Éclairages de Nadine
« Quand vous ne pouvez plus porter le monde — apprenez à vous porter vous-même ! »

